Océans | le 15 novembre 2009

Un nouvel échec pour la sauvegarde du thon rouge

Réunie à Récife au Brésil, la commission internationale chargée de gérer la pêche au thon rouge dans l’Atlantique et en Méditerranée (l’Iccat) a une fois de plus échoué à sauver le thon rouge d’une disparition programmée. La réunion s’est clôturée le 15 novembre sur une recommandation qui ne permettra pas le rétablissement du thon rouge. Comme d’habitude, l’ICCAT a été incapable d’agir et de dépasser les intérêts à court-terme de l’industrie.

En dépit de l’affirmation répétée de la nécessité d’adopter un plan de gestion pour le thon rouge qui permette la restauration du stock, les membres de l’Iccat ont adopté un quota total de 13 500 tonnes pour la saison de pêche 2010. Ce seuil est trop élevé. Seul un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge aurait permis de donner à cette espèce une chance de survie.

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L’Iccat ayant échoué à adopter un plan de gestion qui permette de sauver le thon rouge, l’interdiction du commerce international du thon rouge s’impose donc. Elle passe par un classement en annexe I de la Cites (la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). L’inscription du thon rouge à l’annexe I de cette convention est le seul moyen d’éviter l’extinction du thon rouge. Elle doit se faire lors de la prochaine réunion de la Cites, en mars 2010, au Qatar.

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Océans | le 6 novembre 2009

Thon rouge : l’urgence va-t-elle être prise en compte au niveau international ?

Le 9 novembre s’ouvre à Recife, au Brésil, la réunion plénière annuelle de l’ICCAT. L’ICCAT est la Commission internationale chargée de gérer la pêcherie du thon rouge. L’enjeu est double : premièrement, fermer la pêche au thon rouge le temps de mettre en place une gestion durable de cette pêcherie ; deuxièmement, soutenir le classement du thon rouge à l’annexe I de la CITES pour en interdire le commerce international. Il faut impérativement activer ces deux leviers si l’on veut sauver cette espèce pour les générations futures et l’ensemble de l’écosystème marin.

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Mais alors que les discussions viennent tout juste de commencer, il semble que de nombreux participants soient dans une disposition tout autre. Elle pourrait se résumer encore une fois à la recherche du plus petit dénominateur commun : un nouveau niveau de capture situé autour de 15 000 tonnes pour l’Atlantique Est et la Méditerranée. Or, ce chiffre correspond au prélèvement maximum issu des différents scénarios du comité scientifique de l’ICCAT ! Seule une fermeture complète de la pêche pourrait à terme fournir une chance au thon rouge de sortir des critères pour l’interdiction de son commerce international.

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Océans | le 3 novembre 2009

Opération d’étiquetage SOS Grands Fonds Marins dans les supermarchés de France

Pour marquer la fin de la tournée européenne ” SOS Grands Fonds Marins ” dénonçant la pêche de grands fonds, Greenpeace a organisé samedi 31 octobre une journée nationale d’étiquetage dans quatre enseignes de la grande distribution : Intermarché, Casino, Système-U et Leclerc. Toutes refusent le dialogue ou ne semblent pas vouloir prendre de mesures rapides.

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Dans seize villes et une trentaine de supermarchés au total, les militants ont étiqueté les produits sur les étals, informé les clients et sensibilisé les directeurs en leur remettant des lettres reprenant les demandes de Greenpeace de retrait de ces espèces de la vente. La plupart se sont montrés très favorables à ces demandes, mais ont mis en avant l’absence de consignes venant de leurs groupes.

Les militants de Greenpeace ont également déposé des autocollants sur les huit poissons issus des pêches de grands fonds : empereur, sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche, flétan du Groenland, sébastes, hoki et requin siki (vendu sous le nom de saumonette).

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