Avec une taille pouvant dépasser les trois mètres, le thon rouge fait figure de géant des océans. Aussi grand qu’une petite voiture de sport, ses capacités d’accélération sont supérieures à celles des bolides. Sa morphologie hydrodynamique approche la perfection, si bien que certains chercheurs tentent de s’en inspirer pour concevoir des torpilles et des sous-marins. En réalité, seuls les orques et les grands requins représentent une menace pour le thon rouge, qui règne pratiquement en maître sur les océans et peut vivre jusqu’à 30 ans.

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Mardi 18 mai, en fin de matinée, le Rainbow Warrior, le navire amiral de Greenpeace, a quitté le port de La Valette, à Malte, pour se rendre sur les zones de pêche au thon rouge en mer Méditerranée.

« Nous avons le devoir de tout faire pour empêcher la disparition de cette espèce, dont la survie se joue peut-être cette année, malgré des quotas et une durée de pêche revus à la baisse, déclare, depuis le bateau, François Chartier, le responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. Greenpeace doit intervenir parce que l’Iccat, la Cites, l’Union européenne et la France ont failli à leur mission et restent sourdes aux recommandations des scientifiques. Si nous voulons sauver le thon rouge, il faut immédiatement stopper des pratiques de pêche irresponsables et destructrices. »
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Samedi 15 mai, sur une plage de la Croisette, une dizaine de bénévoles de Greenpeace ont récréé un cimetière de thons rouges, pour rappeler que 2010 est la dernière année où on peut encore sauver l’espèce. Ce cimetière de thons a été mis en scène dans l’esprit d’un tournage de cinéma, avec une banderole portant le message : « Bluefin Tuna : the end ? ». (Thon rouge : la fin ?). Les bénévoles de Greenpeace ont aussi décerné à cette occasion le “prix du pire scénario” à la Cites, organisation qui gère le commerce d’espèces menacées. La Cites a en effet échoué, en mars dernier, à protéger le thon rouge.

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Alors que s’ouvre la saison de pêche 2010, entre le 15 mai et le 15 juin, ce matin, à 9h30, Greenpeace s’est interposée sur le port de Frontignan, près du quartier général des thoniers français, pour stopper 3 des bateaux qui s’apprêtaient à partir en mer pêcher les derniers thons rouges de Méditerranée. 14 militants ont encerclé ces bateaux, parmi ceux qui ont le plus gros quotas de pêche, grâce à 3 embarcations, 4 nageurs et une banderole de 20 mètres demandant aux pêcheurs : « Thon rouge : Liquidation totale avant fermeture ? »

© Nicolas Chauveau
Selon les scientifiques, le nombre de thons rouges adultes s’est effondré de 80 % au cours des vingt dernières années, du fait de l’essor de la pêche industrielle. Qu’attend-on pour fermer cette pêcherie ? Qu’il n’y ait plus de thons dans la mer ?
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Les premières galettes de pétrole ont atteint les côtes de Port Eads, à l’extrême pointe sud de la Louisiane. Des fragments d’hydrocarbure ont notamment été repérés à l’intérieur des marécages, près de l’embouchure du Mississipi, ce qui est de très mauvais augure pour les espèces animales et végétales vivant dans le delta.
Soutenez la campagne de Greenpeace pour l’abandon des énergies fossiles.
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Pendant que les ministres européens de la pêche se réunissaient mardi à Vigo (Galice) en Espagne pour discuter de la réforme de la politique commune de pêche (PCP), deux paramoteurs de Greenpeace ont survolé le lieu de la réunion en déployant des banderoles appelant l’Union Européenne à « sauver la pêche ».
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