Océans | le 25 juin 2010

La Commission baleinière internationale toujours dans l’impasse

Après 5 jours de réunion, les délégations des 88 pays membres de la Commission baleinière internationale (CBI) réunis à Agadir (Maroc), n’ont pu s’entendre pour faire avancer les discussions sur le principal sujet à l’ordre du jour: une proposition qui souhaitait légitimer la chasse baleinière pour les 10 prochaines années, en ré-introduisant des quotas de chasse sous le contrôle de la Commission.

Face à ce constat d’échec, la Commission a annoncé vouloir se donner une année de réflexion supplémentaire.

En effet, la proposition de voir la chasse baleinière contrôlée et réduite ne fait pas l’unanimité; ni pour les pays chasseurs qui demandent des quotas plus élevés, ni pour les pays conservationistes qui souhaitent voir la chasse cesser complètement.
Le Japon notamment, doit faire face au durcissement de la position de plusieurs de ses importants partenaires commerciaux, à commencer par l’Australie. Ce pays a en effet déposé plainte le 31 mai dernier auprès de la Cour internationale de justice de La Haye, mettant en doute l’aspect « scientifique » de la chasse japonaise, qui ne présenterait en réalité « aucun intérêt avéré en matière de gestion et de préservation des populations de baleines« . Une position soutenue et partagée par la Nouvelle-Zélande, qui pourrait également engager une action en justice. Cette plainte doit être examinée et discutée en plénière par l’ensemble des membres de la CBI.

Pour Greenpeace, cette année supplémentaire de « réflexion » revient à laisser une année de plus aux pays chasseurs, une année de plus à laisser couler le sang de milliers de baleines en Norvège, en Islande, au Japon, dans le Sanctuaire Austral, et ce en toute impunité. La chasse à la baleine à des fins commerciales à causé la mort de plus de 1,5 millions de baleines au XXème siècle. Certaines espèces, comme la baleine bleue, ont été presque complètement décimées. Aujourd’hui encore, la plupart des espèces sont menacées d’extinction.

Face à l’inaction politique, Greenpeace continuera de défendre le maintien du moratoire

Les gouvernements membres de la CBI ont donc choisi de refermer la porte, masquant ainsi leur choix de la stratégie du pire et de maintenir encore une année d’un insupportable statu quo. Ce manque de courage politique de la part des pays membres de la CBI, malheureusement constaté année après année, se traduit par une condamnation des cétacés !

Il est grand temps que les pays favorables à la protection des baleines aillent au delà des discussions théoriques et rhétoriques et s’engagent dans une véritable action politique.

Depuis plus de trente ans, Greenpeace se bat pour mettre fin à la chasse à la baleine, soutenant le maintien du moratoire institué en 1986, et se battra tant qu’il le faudra pour protéger les océans face à l’inaction des dirigeants.
Vous aussi, soutenez Greenpeace et son action pour la sauvegarde des océans !

Pour plus d’informations sur les raisons de cet échec de la CBI et sur les poursuites judiciaires contre les deux militants de Greenpeace
consulter nos ressources et documents sur ce thème

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 21 juin 2010

62ème Commission baleinière internationale : le moratoire en danger !

La 62ème réunion plénière de la Commission baleinière internationale (CBI), qui a pour mission depuis 1946, de veiller à la « conservation judicieuse » des stocks de baleines, afin de permettre le « développement ordonné de l’industrie baleinière » , s’ouvre aujourd’hui à Agadir (Maroc) jusqu’au vendredi 25 juin.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 15 juin 2010

Détroit de Bonifacio : un premier pas vers un réseau de réserves marines en Méditerranée ?

Aujourd’hui, Jean-Louis Borloo et Stefania Prestigiacomo, ministre italienne de l’environnement, signent un accord pour la protection du détroit de Bonifacio, situé entre la Corse et la Sardaigne. Cette signature est un premier pas vers l’interdiction du trafic de matières dangereuses et la création du premier parc marin international en Méditerranée.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 13 juin 2010

Troisième tentative pour libérer les thons en Méditerranée

Vers 14h cet après midi, au sud des côtes maltaises, dans les eaux internationales, les militants de Greenpeace ont tenté une troisième action en Méditerranée, pour libérer les thons rouges captifs dans une cage de transport. Durant deux heures, les militants sur leurs zodiacs ont donc tenté d’ouvrir une cage. Mais à l’aide de plusieurs bateaux, le remorqueur de la cage a maintenu les zodiacs de Greenpeace à distance. La marine maltaise a aussi empêché l’accès à la cage en repoussant les militants à l’aide de canons à eau. Plutôt que de s’appliquer à protéger une espèce menacée, la marine maltaise a donc protégé des intérêts privés, afin de permettre l’engraissement puis l’abattage des thons.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 9 juin 2010

Thon rouge : la Commission européenne obligée d’intervenir car la France ne joue pas le jeu

La France refusant de rappeler au port les thoniers français qui avaient atteint leurs quotas de pêche, la Commission européenne a été obligée d’intervenir. Elle vient d’annoncer sa décision de fermer la pêche au thon rouge avant la fin de la saison. Greenpeace estime que cette décision ne résout rien et ne permet pas de sauver les derniers thons rouges.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 9 juin 2010

Thon rouge : les citoyens mobilisés !

Samedi dernier, 5 juin, les Français ont largement participé à la journée de mobilisation organisée par les militants bénévoles de Greenpeace dans 21 villes.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 8 juin 2010

18 mois d’emprisonnement requis contre les deux enquêteurs de Greenpeace qui avaient révélé un trafic de viande de baleine au Japon !

En 2008, Toru Suzuki et Junichi Sato, avaient révélé un scandale de corruption lié au détournement de viande de baleine au Japon. Ils sont aujourd’hui accusés de « vol » et « atteinte aux biens d’autrui ».

« Junichi et Toru ont agi pour le bien public, et toujours de façon non violente. Il est très inquiétant qu’une peine de prison puisse être requise à leur encontre, a dénoncé Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International. D’après les spécialistes des droits de l’Homme, nous sommes face à une affaire politique – un exemple de plus venant illustrer la tendance de plus en plus forte des pouvoirs publics, dans le monde entier, à utiliser la loi pour museler une opposition qui dérange. »

Suite à des allégations de corruption, J. Sato et T. Suzuki ont enquêté sur un programme public de recherche consacré à la chasse baleinière. Ils ont alors intercepté une caisse de viande destinée au marché noir, s’en servant de preuve pour demander l’ouverture d’une enquête officielle. Les autorités ont rapidement décidé de clore leur enquête, tandis que J. Sato et T. Suzuki étaient arrêtés. Leur détention, leur interrogatoire et leur mise en accusation ont été condamnés par les organisations internationales des droits de l’Homme, les experts juridiques et des responsables politiques, notamment l’archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix.

Ce réquisitoire arrive au moment où des négociations cruciales doivent débuter dans le cadre de la Commission baleinière internationale, qui se réunit à Agadir, au Maroc.
Depuis l’arrestation des deux hommes en juin 2008, plus de 500 000 messages ont été envoyés au gouvernement japonais par des citoyens inquiets du sort des « Tokyo 2 ».

Dans le monde entier Greenpeace soutient Junichi et Toru !


Le verdict définitif sera rendu le 6 septembre à 14 heures.

Plus d’informations sur le scandale du trafic de viande de baleines

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 7 juin 2010

Thon rouge : Greenpeace agit pour libérer les thons en Méditerranée

Les activistes de Greenpeace ont à nouveau agi aujourd’hui : ils ont tenté de libérer les thons en ouvrant une cage de transport vers les fermes d’engraissement, au large des côtes maltaises. Cette action a néanmoins due être stoppée avant d’avoir pu libérer les thons.

L’objectif : libérer les poissons de la cage de transport

À bord de l’Arctic Sunrise, les militants de Greenpeace ont réussi à détacher la cage de transport de son remorqueur. D’autres militants ont ensuite tenté d’ouvrir la cage pour libérer les poissons. Ils ont malheureusement dû se retirer avant de les libérer pour éviter un affrontement avec des thoniers senneurs repérés à l’approche.

Cette cage de transport contenait entre 100 et 200 tonnes de thons rouges, remorqués, vivants, vers des fermes d’engraissement dans les eaux tunisiennes.

Interférer sur les actions de pêche : seul moyen pour sauver l’espèce

Le quota accordé pour 2010 s’élève à 13 500 tonnes alors que les scientifiques de l’Iccat, l’organisation qui gère la pêche du thon rouge, estiment qu’avec une limite à 8 000 tonnes, on aurait seulement une chance sur deux de voir le stock se reconstituer d’ici à 2022. Force est de constater que la France, l’Union européenne, la Cites, et l’Iccat elle-même ont ignoré les recommandations scientifiques.

Greenpeace demande un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines, notamment sur la zone des Baléares où cette espèce se reproduit.

Avec nous, interpellez Bruno le Maire, Ministre d’Agriculture et de la Pêche, à assumer sa responsabilité et à rappeler les bateaux français au port. Signez la pétition .

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 6 juin 2010

Thon rouge : A terre comme en mer, tous mobilisés !

Une grande solidarité s’est exprimée, partout en France :

Samedi 5 juin, les militants bénévoles de Greenpeace ont organisé une journée de mobilisation dans 21 villes de France. D’Avignon à Rouen, en passant par Brest, Clermont-Ferrand, Lyon ou Paris, les citoyens se sont largement mobilisés, grâce aux appels lancés sur les réseaux sociaux. Ils sont venus alimenter une pétition en images, afin de demander l’arrêt de la pêche à la senne au thon rouge et exprimer leur soutien aux militants de Greenpeace mobilisés en mer.
Photos, vidéos, signatures de la pétition pour interpeller Bruno le Maire, mais aussi information et dialogue avec les passants …. Le soutien aux « derniers thons rouges » s’est exprimé de multiples façons, lors de cette mobilisation, qui a pris une autre dimension suite à l’agression des militants de Greenpeace en mer la veille.. Les mots d’encouragements envers l’action non violente se sont multipliés.
A Marseille, des bénévoles de Greenpeace ont également été pris à parti par des pêcheurs mais la présence de nombreux passants a limité la portée de l’altercation.

Il y a urgence : -80% de thons en 20 ans

Depuis avènement de la pêche industrielle, selon les scientifiques, le nombre de thons rouges adultes a diminué de 80%. C’est une des critères retenus par ces scientifiques pour considérer l’espèce comme menacée. :Si on n’arrête pas cette pêche aujourd’hui, l’espèce pourrait ne plus être en mesure de se reproduire et de tenir sa place dans l’écosystème dès 2012.

Les pêcheurs sont censés respecter des quotas, qui baissent chaque année mais demeurent bien au-delà des recommandations des experts. Le quota accordé pour 2010 s’élève à 13 500 tonnes, alors que les scientifiques de l’Iccat, l’organisation qui gère la pêche du thon rouge, estiment qu’avec une limite à 8 000 tonnes, on aurait seulement une chance sur deux de voir le stock se reconstituer d’ici à 2022.

La solution est politique : moratoire sur la pêche et réserves marines

La France a une des premières flottes de thoniers senneurs, avec 17 bateaux. Elle doit se calquer sur la position de l’Italie, qui a imposé un moratoire à ses pêcheurs industriels, et les indemnisera pour qu’ils restent à quai. Les pêcheurs sont victimes d’une gestion politique catastrophique de la pêcherie : le gouvernement français devrait les accompagner pour que cette profession n’agonise pas, acculée aujourd’hui à tenter de pêcher les derniers thons.. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines, notamment sur la zone des Baléares où cette espèce se reproduit. Ainsi, le stock pourra se reconstituer et l’espèce pourra survivre.

Aujourd’hui plus que jamais, le soutien des citoyens français est nécessaire pour ouvrir les yeux des responsables politiques : vous aussi, agissez, interpellez avec nous Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture ci-dessous !

Greenpeace reste déterminée à agir de façon non violente

Greenpeace mène campagne pour la défense du thon rouge depuis une dizaine d’années, et depuis cinq ans en mer, pour surveiller les pratiques de pêche en Méditerranée. Plus que jamais les militants de Greenpeace feront tout leur possible pour sauver l’espèce pour empêcher cette pêche illégitime et l’appropriation d’une espèce emblématique par quelques uns.

Lire l'article et les commentaires
Océans | le 4 juin 2010

Thon rouge : des militants de Greenpeace violemment agressés en mer par les thoniers français

Ce 4 juin, vers 14h, a débuté la première action de Greenpeace en Méditerrannée. Des militants se sont interposés de façon non-violente dans des opérations de pêche au thon rouge pour libérer les poissons capturés par un thonier senneur français, le Jean Marie Christian 6, un navire de l’armement de Jean-Marie Avallone.


Comme vous pourrez le voir sur ces images, les militants de Greenpeace ont été violemment pris à parti par les pêcheurs présents, qui n’ont pas hésité à foncer sur les zodiacs de l’association les abordant avec des couteaux attachés au bout de lances, ou à arracher un drapeau à un militant et frapper avec la hampe. L’un des militants a été grièvement blessé, un harpon lui a transpercé la jambe gauche.

Une attaque d’une rare violence de la part des thoniers

Sept thoniers senneurs ont  uni leurs forces pour attaquer avec une extrême violence les militants de Greenpeace.
Les pêcheurs, dans leurs navires de trente mètres, ont foncé sur les zodiacs de l’association et les ont abordés avec des couteaux attachés au bout de lances. Les pêcheurs ont tiré à l’aide de fusées de signalisation sur les militants et sur l’hélicoptère de Greenpeace qui survolait la scène de l’action pour prendre des photos et pouvoir témoigner de ce qui se passait. Un des militants a été harponné et traîné sur plusieurs mètres. Très gravement blessé, il a réussi à se libérer en arrachant le harpon de sa jambe juste avant d’être tiré dans l’eau. Il a été évacué en hélicoptère vers un hôpital de Malte.

«Les thoniers, et en particulier ceux des armements Avallone, ne connaissent que la brutalité : nos militants venaient avec de simples sacs de sable pour abaisser les filets et libérer les poissons. Les pêcheurs les ont agressés avec des couteaux, des harpons, des fusées d’appel, déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Greenpeace va immédiatement saisir la justice française et les autorités européennes pour que la lumière soit faite et que les responsables de cette agression sauvage soient sanctionnés comme il se doit. »

Face à cette violence, soutenez nos militants qui se mobilisent pour sauver le thon rouge et interpellez, avec nous, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de la Pêche

Greenpeace poursuit l’action engagée depuis plusieurs années

Au cours des vingt dernières années, le nombre de thons rouges adultes a chuté de 80 %. Si on n’arrête pas cette pêche aujourd’hui, l’espèce pourrait ne plus être en mesure de se reproduire et de tenir sa place dans l’écosystème dès 2012.
« Greenpeace est intervenue aujourd’hui, comme toujours, de façon non-violente, parce que l’Iccat, la Cites, l’Union européenne et la France ont failli à leur mission et restent sourdes aux recommandations des scientifiques. Si nous voulons sauver le thon rouge, il faut immédiatement stopper des pratiques de pêche irresponsables et destructrices », explique François Chartier, de la campagne Océans.

Greenpeace demande un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines, notamment sur la zone des Baléares où cette espèce se reproduit. Ainsi, le stock pourra se reconstituer et l’espèce pourra survivre.

Pour suivre l’actualité et plus d’information, retrouvez nous sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

Suite à la publication de commentaires agressifs, nous décidons, par respect pour nos militants et pour les pêcheurs, de fermer momentanément les commentaires de ce billet. Greenpeace est une organisation pacifiste, qui refuse toute violence, que celle ci soit physique ou verbale.

Lire l'article et les commentaires