Paris, le 4 avril 2009 – Lundi s’ouvre la première réunion du Grenelle de la mer. Greenpeace salue l’initiative du gouvernement mais rappelle que seul un véritable changement de cap en matière de gestion des activités marines permettra de répondre aux défis posés par la dégradation des océans.
Si « la mer va (peut-être) sauver la terre », si elle recèle sans doute un potentiel de développement humain en partie inexplorée, il demeure que la situation actuelle est extrêmement préoccupante : 80% des espèces de poissons sont pleinement exploitées ou surexploitées et jamais la biodiversité marine n’a été autant menacée par les pollutions, le réchauffement climatique et l’exploitation désordonnée de ses ressources.
Forte d’un espace maritime qui s’étend sur l’ensemble des océans du globe, la France se doit de prendre ses responsabilités et d’être exemplaire face à ce défi sans précédent.
« L’objectif du Grenelle de la mer ne peut se limiter à la recherche d’une opportunité de développement économique sur le court-terme. Il doit poser les bases d’une approche éco-systémique de la gestion des ressources marines, seule garante de la protection de la biodiversité et d’un développement durable des activités économiques liées à la mer » précise François Chartier, chargé de campagne Océan de Greenpeace France
Greenpeace recommande que :
- Le Grenelle de la mer ne soit pas un forum où soient rediscutés des engagements internationaux déjà pris par la France et qui doivent être à présent mis en œuvre dans les meilleurs délais
- Des mesures d’urgence soient adoptées s’agissant des espèces menacées d’effondrements de façon imminente : thon rouge, espèces de grand fonds et requins
- Soit adopté un agenda qui permettent de traiter sur le fond et de réorienter les politiques autour des questions fondamentales de la pêche, des réserves marines, de la gouvernance nationale et internationale ; une attention particulière devant être portée à la Méditerranée et aux océans Austral et Boréal
Ces propositions d’agenda et de mesures ont été adressées au Ministère et seront portées par Greenpeace lors de ce Grenelle. Elles font partie d’un ensemble plus vaste de contributions portant sur les domaines clefs de la gestion intégrée et le développement des littoraux ; des pollutions ; du trafic maritime ; de la pêche et de l’aquaculture ; de la navigation et de l’extraction/production d’énergie.
« Le Grenelle de la mer doit sortir du registre incantatoire. Sans un véritable sursaut politique porté par une réelle ambition en terme de protection de la biodiversité, il risque de n’être qu’une occasion manquée d’apporter des solutions concrètes à l’urgence écologique.» conclut Antoine Foucher, directeur des campagnes de Greenpeace France.
Lire nos propositions prioritaires pour le Grenelle de la mer
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question: l’ ALLIANCE est-elle remise en route pour ce Grenelle de la Mer ? Ou bien chaque grande assoc (FNE, WWF, AdlT, Greenpeace, …) aura ses propres propositions d’agenda et de mesures ?
Pour l’instant, on n’a entendu parler que d’une « alliance de la mer » très restreinte : http://www.romandie.com/infos/news2/090403150653.p3y4y6eq.asp
Quelle est la position de GP par rapport à celle-ci ?
Etant donné l »Ã©tendue et l’importance des mers et océans ne pourrait on pas faire reconnaitre les eaux internationales surtout les fonds marins comme patrimoine de l’humanité !!!Et les protéger en temps que tels !!Et protéger en m^me temps tous les cétacés eninterdisant leur chasse
Bonjour,
la plus forte amende jamais infligee au Canada pour « pecheries illegales » a ete confirmee en appel le 30-mars-09 par une juge de la Court Supreme de Justice.
Pour avoir debarque en 2000 une serie de 135 thons rouges peches illegalement, une compagnie de peche, ses dirigeants, et les capitaines des navires impliqués, sont condamnés de façon définitive a une amende de 840′000 Dollars-Canadiens (huit-cent-quarante-mille).
Qu est-ce que j aimerais que Mme la Juge Margaret Stewart vienne en France apprendre a nos juges comment « travailler » correctement avec les destructeurs et pilleurs des oceans !
« L’Alliance pour la Mer » regrouppe visiblement des ONG plus petites mais qui ont néanmoins des propositions à faire pour faire avancer les choses. Pour se faire entendre, elles sont visiblement obligées de se regrouper au sein d’une alliance différente car les « grosses » associations déjà bien établies ne laissent pas beaucoup de place aux nouveaux entrants… ce qui est bien dommage…