Océans | le 25 septembre 2009

Tournée « Océans » de Greenpeace dans sept villes de France

Très répandu, le chalutage de grand fond est l’une des formes de pêches les plus destructrices en haute mer : en un seul passage, un chalut peut vider une zone entière de toute forme de vie. En 2006, les Nations Unies ont demandé aux états d’agir contre ce massacre, mais rien n’a été fait. Il n’est pas trop tard !

Du mercredi 30 septembre au mardi 13 octobre, la tournée européenne de sensibilisation et de pression de Greenpeace sur la grande distribution et les politiques fera escale en France dans 7 grandes villes avant de gagner l’Espagne et le Portugal.

Avec votre aide, cette tournée permettra de mettre fin à la passivité du gouvernement et à la complicité des grandes enseignes de distribution vis-à-vis des industriels de la pêche. Dans chaque ville, nous engagerons le dialogue avec des directeurs de supermarchés et leur demanderons d’arrêter la vente des poissons de grands fonds, et d’obtenir des engagements de leurs groupes.

Nous profiterons aussi de cette présence pour informer et sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur ces poissons et leurs habitats. Vous pouvez nous rejoindre le soir à partir de 17 h et visiter notre exposition originale qui met en scène les habitats des grands fonds.

Paris, le 30 septembre et le 1er octobre : Place de la Bastille, 17h-20h30
Rennes, le 3 octobre : Place Hoche, 17h-22h
Nantes, le 4 octobre : Quai des Antilles, 17h-22h
Nantes, le 5 octobre : Parvis des Nefs, 17h-22h
Poitiers, le 7 octobre : Place Charles de Gaulle, 17h-22h
Bordeaux, le 9 octobre : Place de la Victoire, 17h-22h
Toulouse, les 10 et 11 octobre : Rue Alsace-Lorraine (de 17h à 22h le samedi 10, de 12h à 22h le dimanche 11)
Pau, le 12 et le 13 octobre : Place Clemenceau, 17h-22h

Venez nombreux nous retrouver chaque soir ! Vous pourrez également participer activement à notre combat en adressant directement ces demandes aux grands Groupes de distribution et aux responsables politiques. Ils doivent en effet rapidement prendre des décisions sans équivoque face au danger que représente la pêche profonde pour les écosystèmes fragiles. Dans ces écosystèmes, de nombreuses espèces ont une croissance lente, comme par exemple les coraux des eaux froides qui forment de splendides structures s’élevant jusqu’à 35 mètres de hauteur et vivant pendant des milliers d’années. Un poisson comme l’empereur peut lui vivre jusqu’à 150 ans, et n’atteint sa maturité reproductive qu’à partir de 20 ans.

L’Assemblée Générale des Nations Unies a approuvé en 2006 une résolution (61/105) qui appelle les Etats et les organisations régionales de gestion des pêches à agir immédiatement pour gérer durablement les stocks de poissons et protéger les écosystèmes marins vulnérables de haute mer des techniques de pêche destructrices, et à garantir à long terme la durabilité des stocks de poissons de grands fonds.

Plus de deux ans ont passé. Contrairement à leurs engagements, les pays concernés ont fait bien peu de choses pour appliquer convenablement les mesures prévues. Aucune vraie étude d’impact n’a été réalisée et aucune mesure significative n’a été entreprise pour éviter les impacts négatifs sur les écosystèmes vulnérables ou sur les espèces de grands fonds.

Les flottes industrielles continuent toujours à chaluter et à détruire notre héritage commun.

C’est pourquoi, Greenpeace demande aux Groupes de distribution alimentaire d’agir concrètement pour la protection des espèces marines et :
- De retirer de la vente les espèces de grands fonds ;
- D’interpeller le Gouvernement pour qu’il garantisse la mise en application totale et immédiate de la résolution 61/105 des Nations Unies ou qu’il se prononce pour l’arrêt complet de la pêche profonde.

Nos demandes s’adressent également aux décideurs politiques français, gouvernement et Président de la République, qui doivent :

- Soutenir l’adoption d’une résolution de suivi très forte lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies de novembre 2009, afin de garantir la pleine et immédiate application de la résolution 61/105. Cette résolution de suivi doit explicitement préciser que les pays et les gestionnaires des pêches qui ne prennent pas les mesures requises pour protéger les stocks profonds et les écosystèmes marins vulnérables doivent cesser toute pêche de grand fond en haute mer ;

- Se prononcer pour l’arrêt immédiat de la pêche profonde en haute mer si cette résolution de suivi forte n’est pas obtenue.

- Soutenir dans le cadre de la réforme de la Politique Commune des Pêches une reconversion rapide des pêcheries profondes opérant dans les eaux européennes vers des pêches durables.

Ces demandes sont dans la continuité de la demande globale de Greenpeace, qui fait campagne pour un réseau mondial de réserves marines entièrement protégées et couvrant 40% des océans. Ces réserves doivent être localisées en priorité en des endroits où la biodiversité est particulièrement fragile, comme par exemple les zones abritant des espèces et habitats vulnérables de grand fond.

Pour en savoir plus sur le chalutage de fond et visionnez les espèces en danger, cliquez ici

25 avis pour “Tournée « Océans » de Greenpeace dans sept villes de France”

  1. PIB dit :

    génial !!! j’essaierais de vous retrouver à bordeaux.

  2. aitana34 dit :

    dommage qu’il n’y ait pas de passage dans les villes de Marseille , Montpellier … la côte méditerranéenne et la « grande bleue » servent de dépôtoires sous le regard indulgent de nos responsables politiques sans parler de nos voisins espagnols et italiens, et ce, à des fins commmerciales , industielles, touristiques …
    ceci ne m’empêchera pas de soutenir vos actions, je le déplore tout simplement.Il serait grand temps que les Méditerranéens se préoccupent sérieusement de « leur Méditerranée » , de ses grands fonds comme de son littoral !

  3. francois dit :

    le chalutage de fonds, je vois ce que c est, par opposition au chalutage pelagique.
    Mais, c est quoi les « grands fonds » ? Au-dela de 200 m de profondeur ? de 400 m ?
    Les (trop) nombreux chalutiers de fond de Mediterranée sont-ils concernés ?
    Par chez nous on en trouve tout plein a Sete et au Grau-du-Roi, et ce camion-exposition sera fort utile pour éduquer les gens dans les villes portuaires de Mediterranée, comme aitana34 le remarque a raison.

  4. endora dit :

    je suis très contente que vous passiez par Toulouse :) j’y serai ! En revanche comme pour la méditerranée je trouve dommage qu’il n’y ait pas d’actions en Bretagne …

  5. phoebus21 dit :

    Bonjour François,

    Les grands fonds c’est beaucoup plus que ça, au delà de 1000 mètres.
    http://pagesperso-orange.fr/assoc.lorient.ccsti/Archives/Chalut/chalut3.htm
    Sur ce lien tu verras les espèces.
    Chez nous en Méditerranée je ne crois pas que l’on soit concerné par ce type de chalut.
    Les nôtres ils raclent tout sur le plateau continental.

  6. Emmanuel, Chargé de Campagne dit :

    Je vois qu’il y a déjà beaucoup de questions, ce qui montre l’intérêt porté à ce problème !!
    Sachez qu’il y aura sous peu plus de liens dans le blog vers de l’information sur les pêches profondes, dont la plus destructrice reste le chalutage de grand fond.

    On peut dire que les grands fonds commencent vers 200 mètres dans des endroits et des reliefs particuliers, car ce sont à partir de ces profondeurs qu’on trouve les quelques espèces commerciales dites « profondes » ciblées en Atlantique Nord et dans d’autres mers du monde. Leur distribution naturelle fait qu’on va les pêcher jusqu’à 2 000 mètres de profondeur.

    En fait, la définition dépend plus de la présence d’écosystèmes particuliers qui « concentrent » la vie en mer, et qui peuvent aussi bien être présents en haute mer (les eaux internationales) que dans les eaux territoriales, sur le plateau continental par exemple (cas des canyons par exemple).

    Ce tour ne peut pas parcourir l’ensemble du littoral français : il est pensé de façon à optimiser le trajet qui doit le conduire en Espagne puis au Portugal.
    Il se concentre aussi sur des grandes villes où nous disposons d’un soutien de taille en la « personne » des Groupes Locaux, sans qui ce Tour serait très difficile à organiser, voire impossible !!

    Au plaisir de répondre à vos questions…..

  7. sceptique dit :

    « En un seul passage, un seul chalut peut vider toute une zone enti

  8. sceptique dit :

    « En un seul passage, un seul chalut peut vider toute une zone enti

  9. sceptique dit :

    « En un seul passage, un seul chalut peut vider toute une zone entière de toute forme de vie ». En plus d’être rédigée en mauvais français, cette affirmation ne se base sur aucune preuve scientifique. Elle est fausse et ne vise qu’à influer sournoisement sur l’imaginaire de son lecteur.

    Laissons au lecteur l’opportunité de se forger son opinion, de faire travailler son imaginaire plutôt que de lui asséner des sentences péremptoires.

    Nous avons une image positive de l’agriculteur labourant ses champs. Depuis la fin de l’ère de la cueillette, il sillonne sa terre avec le soc de sa charrue. Aujourd’hui il la laboure de toutes les lames de ses engins agricoles sophistiqués. On ne crie pas au désastre écologique, les multimillénaires massacres de lombric n’ont pas fini par décimer la race et ils profitent depuis des siècles aux corbeaux et autres volatiles. Quand le paysan laboure, il aère la terre, il l’enrichit, il favorise la vie.

    Alors pourquoi son cousin le pêcheur, quand il fait passer son chalut sur un fond marin serait pire qu’Attila ? Son chalut n’est pas armé de lames, au contraire, sa partie inférieure est montée sur un jeu de rondelles en caoutchouc (les rockhoppers, sauteurs de rochers) qui permettent d’épouser les reliefs sous marins sans abimer ni le chalut, ni le fond. Il évite bien-sûr les fonds difficiles et les coraux, qui déchireraient son chalut, libérant sa pêche et impliquant pertes de temps et réparations du coûteux matériel. Les seuls sillons qu’il laisse sur le fond sont les marques des planches qu’il traîne verticalement sur le fond, lui permettant d’ouvrir horizontalement son chalut.

    Et là aussi pourquoi le passage du chalut, remuant des fonds endormis en créant provisoirement un nuage de plancton, ne serait pas favorable à la vie, comme les lombrics remontés à la surface par le paysan profitent aux oiseaux ?

    Depuis les décennies que les générations de pêcheurs fréquentent les mêmes zones de pêche, ils ont eu le temps d’observer. Ils ont vu leur environnement changer. Ils ont vu que les grandes villes européennes continuent de déverser leurs égouts souvent directement à la mer, ils ont vu arriver les industries d’extraction de granulat souvent en pleines zones de ponte du poisson, ils ont vu arriver l’industrie pétrolière qui installe ses plateformes en mer. – plateformes dont les foreuses remuent du plancton et créent de la vie pendant quelques années et font ce temps là le bonheur des pêcheurs avant que les fuites dans les réseaux de pipelines apparaissent et commencent à empoisonner la faune locale.

    Ces pêcheurs ils sont peu nombreux – le métier est dur et il faut engager beaucoup de courage en plus des capitaux, pour arriver à un résultat incertain – mais ils aiment leur métier et ils aiment la mer. Leur souhait est bien souvent que les générations suivantes puissent pratiquer leur métier. Ils sont consternés quant ils se voient l’unique cible d’ONG qui usent d’abus de langage et de raccourcis malvenus comme arme de destruction massive.

  10. guillaume2 dit :

    l’image « supprime toute forme de vie est evidemment excessive (je ne pense pas que les filets detruisent directement le plancton). mais elle sert a dire que ces filets ramassent tout sur leur passage !
    de plus :
    1 les chalutiers ne sont pas la cible unique de GP : il suffit de naviguer sur le site pour le voir !
    ces gros pecheurs industriels massacrent bien plus de monde que les ong (poissons, fonds et pecheries locales et artisanales)
    2 ce n’est pas parce que les agro-industriels massacrent leurs champs (il faut comparer la quantite de biomasse entre un champ bio et un champ de monoculture, de mais par exemple, pour voir l’impact de « l’agriculture moderne », mecanique et chimique sur les sols. cf les travaux de bourguignon) que ca legitime le massacre fait par les pecheurs
    3 les chaluts ne sont pas aussi anodins que cela : cf la desertification des fonds, les prises de dauphins, tortues ou autres mamiferes et poissons pris dans les filets, victimes collaterales des chaluts. le paysan ne massacre pas encore les cerfs, les oiseaux ou les loups en passant sa charrue (par contre, il l’a fait en supprimant leur habitat)
    mais pourquoi « nos » pecheurs vont-ils pecher toujours plus loin, voire au large de la somalie ou il faut que ce soit l’armee qui aille les proteger ?

  11. phoebus21 dit :

    Septique,
    Il semble que tu oublies une donnée essentielle le paysan après avoir labouré son champs lui il plante quelque chose, il met des graines, le pêcheurs lui il prélève mais il ne met pas des alevins pour renouveler la ressource.
    De plus le chalut il prend quasi tout et n’est pas sélectif ne laissant que peu de chance aux petits écrasés au milieu des autres.
    C’est quelle proportion qui repart à la mer car non commercialisable?

  12. moumette dit :

    Cette question sur la gestion des mers doit être traité sérieusement.

    On pourrait remédiait à l’état catastrophique de nos océans si tout le monde suit les prescriptions suivantes. quand je parle de tout le monde, je parle de tous les gouvernements.

    1 Respect de la période de frai

    2 interdiction des bateaux géants suréquipés

    3 interdiction des filets d’1 kilomètre voir plus

    4 Mailles de filets suffisament larges pour laisser passer les jeunes poissons

    5 Interdiction de massacres de mammifères marins sauf pour les inuits qui n’ont rien d’autre à manger et qui saven t gérer la ressource

    6 Interdiction totale de la tuerie des requins

    7 Quota pour les quantités exportées de produits de la mer

    8 Licences de pêche données en priorité aux autochtones

    9 Moratoire sur le thon rouges et d’autres espèces menacés tant que le stock n’est pas reconstitué

    10 Interdiction du chalutage de fond t

  13. moumette dit :

    tant que ce milieu n’est pas mieux connu!

    Les pêcheurs doivent comprendre que c’est que comme ça que leur métier perdurera!

    Peace

  14. juju dit :

    @sceptique

    « cette affirmation ne se base sur aucune preuve scientifique. Elle est fausse et ne vise qu’à influer sournoisement sur l’imaginaire de son lecteur. »

    Mais c’est l’hopital qui se moque de la charité !! Je suis… de manière générale.. plutot partisan du scepticisme… mais pas de là à l’ériger en dogme voir en religion dès qu’il s’agit de faire de l’anti-anti-politiquement correct ou de l’anti-écologisme primaire…. Ce en quoi vous et vos ptits copains de Imposteurs êtes passés maitres…

    La biologie marine n’est visiblement pas votre fort et votre argumentaire denoté d’une méconnaissance profonde du fonctionnement d’un ecosystème marin ou d’un chalut. Votre comparaison entre chalut et labour est certes lyrique, mais n’a absolument aucun sens. Peut on vous conseiller de faire un peu de biblio ? Allez sous Google Scholar… tapez ces deux mots clés: trawling, impact… et revenez nous voir quand vous vous serez un peu renseignés…

    La surpêche et l’impact du chalutage sur la faune benthique font l’objet d’un consensus général parmi les biologistes marins, Sceptique… et votre « raisonnement » en ferait se tordre de rire tous ceux que je connais… pas de bol… pour vous êtes lancés dans une problématique beaucoup moins ambigue que celle des OGMs cette fois….

  15. quelq1surmer dit :

    il est dommage que le loby de la pêche comme celui de l’agriculture(agro alimentaire) ne préserve pas la ressource et qu’il obtienne des amènagements politiques (ou subventions)pour subsister(plus pour longtemps) car plus de poissons=plus de pêcheurs. Au train ou vont les choses ils devraient dèja penser à changer de métier et espérons que les « reculades politiques » pour contenter certains lobys ou professionnels n’auront plus lieu d’être(ceux sont d’ailleurs souvent les mêmes qui déforestent et qui parlent ensuitede voiture à l’ethanol ou de développement durable…).
    Quelles rigolades les histoires de quotas (échangés)…les anciens respectaient les cycles de reproduction,les lieux de pontes,la trève hivernale…la nature quoi!
    ras le bol du c pas moi c les autres ou aprés moi le déluge…dans des eaux internationales ou partagées!
    plus de nourritures plus de prédateurs!

    Quand nos politiques auront ils le courage de mettre en place une vraie surveillance (internationale et nationale) de cette pêche destructrice nécessaire pour sauvegarder nos océans? de l’utilisation d’une agriculture plus respectueuse de l’environement donc du revenu de l’exploitant!
    le veulent ils vraiment? 30 lobistes par député europeen ça aide pas!
    Au 21 siècle surveiller pour mieux exploiter peut être possible! il faut changer la donne; mais appliquer aussi des sanctions!!mettre en place des réserves ou parcs marins pourquoi pas en partenariat avec des pêcheurs locaux! etc…(ça pourrait occuper une partie du budget de nos militaires aussi).
    Le monde entier doit en cette période décider pour son avenir! nous n’avons pas le temps de nous perdre en palabres…vous,moi,les autres,les nouveaux pays qui émergents surtout :partageons nos efforts.
    la gestion du monde par les élites est manipulée étroitement par l’argent mais elle ne doit pas faire reculer la majorité de l’humanité. nous détruisons tous qqchose à notre niveau mais stoppons les filiales peut rentables pour la planête et trops rentables pour quelques un.
    voici venu le temps de la responsabilité et des économies à tous les niveaux(citoyen,politiques,pauvres,riches,ouvrier et chef d’entreprise) et de la fin du consumérisme de la planète car consommer=polluer( même électrique ou bio!)
    moins consommer c’est mieux vivre et partager c améliorer la vie.
    attention :recycler n’est pas forcement propre(ne laissons pas aux mafieux la gestion des déchets »coulés » que nous payons en continu(emballages=déchets =polutions=poubelles=taxes). l’écologie et la planête doit se passer de se fonctionnement »greenéconomique ». la nature nous jugera un jour…mais pour nos enfants ou ceux des autres agissons!

  16. humain dit :

    7 villes , cela permet de cibler le nord , le sud, lest et l’ouest , quitte a se déplacer de quelques centaines de kilometres… Convergence des luttes, retrouvons nous ensemble …. toulouse ….

  17. Yann29 dit :

    Quelques précisions quand même.
    Suite à la résolution de l’ONU les Etats et les organisations régionales de pêcheries ont mis en place :
    - un régime de TAC et quotas qui font par exemple qu’une espèce sensible comme l’empereur n’est plus exploitée. En revanche d’autres espèces comme le grenadier peuvent être exploitées sans difficultés. C’est en tout cas l’avis du CIEM.
    - un régime de protection des écosystèmes vulnérables a été mis en place avec des réserves de pêche qui sont les plus grandes du monde (les cartes sont sur le site de la Commission européenne). ils garantissent la protection des coraux profonds, des éponges, etc.
    A ce titre le film présenté est une falsification : le chalut filmé n’est pas sur des grands fonds mais sur des fonds sableux qui sont sans doute ceux du golfe de Gascogne. La visions avant-après est imparable mais c’est ici de la manipulation. Si le chalut était un bulldozer comme il est dit les pêcheurs ne pourraient pas travailler. ils ont autre chose à faire que trier des cailloux et réparer leurs filets.
    Enfin j’ajoute que ces pêcheries sont très surveillées notamment par satellite et qu’en haute mer, en Atlantique Nord-Est des observateurs sont embarqués sur chaque navire.
    la pêche des grands fonds est l’exemple même d’une pêche durable et responsable.

  18. océane dit :

    Je suis d’accord avec quelq1surmer . Je pense que c’est une histoire d’axe de pensée. Tous les problèmes écologiques seraient résolus si notre système de pensée commun à tous, plaçait la ressource elle-même au centre du monde et au centre de nos préoccupations et non pas l’argent, comme c’est le cas actuellement.
    Pour faire durer la vie sur terre, il faut préserver les ressources naturelles et protéger les écosystèmes pour maintenir les équilibres fondamentaux. Il n’y a rien de virtuelle là-dedans, il nous faut simplement tout repenser, à la manière des indiens d’amérique, nous devons être responsable de notre planète et de ses habitants, car c’est ce que nous lèguerons à nos enfants.
    Je pense que les élites de ce monde, sont de plus en plus nombreux à avoir pris conscience de cette réalité physique du monde et une partie de l’humanité, les ONG, la société civile, les poussent à agir sur le long terme pour réformer notre ancienne société prédatrice ( et donc destructrice de sa planète) vers une société écologiquement durable, vers un capitalisme éthique et créatif en technologie propre, pour la paix et la prospérité de tous. Si nous arrivons à maintenir la vie pour les générations à venir, alors l’Homme pourra réellement se placer en haut de la pyramide de l’évolution.

  19. océane dit :

    Les politiques ne peuvent pas laisser faire indéfiniment, le processus d’extermination totale,qui semble être la seule loi des pêcheries industrielles, à l’image de ces hordes de barbares, des temps jadis.
    Après avoir vider, en surface, une partie des océans, ils se reportent sur d’autres territoires, inaccessible pour certains, pour prélever les richesses de la mer, jusqu’à ratisser les grands fonds, en haute mer, sans se soucier de leur impact négatif sur ces écosystèmes vulnérables et sur les espèces de grands fonds.
    Les temps changent, ce pillage est inacceptable. Messieurs les politiques agissez, encadrer l’activité pêche, avant qu’il ne soit trop tard pour l’écosystème, ses habitants et la sécurité alimentaire de nos enfants.
    Il en va de la qualité de vie future de l’humanité. Préservez les richesses de la mer, préservez les biens publics mondiaux et aidez les pêcheries à devenir durable, dès maintenant.

  20. océane dit :

    Je reviens sur mes écrits précédents et j’ajoute que les pêcheurs industriels ont perdu leur âme, en cherchant à gagner toujours plus d’argent, et ils ne sont pas les seuls, d’autres secteurs,bancaire, pétroliers et …, sont devenus assoiffés d’argent, d’une cupidité extravagante…
    C’est la conséquence d’un système économique libéral et productiviste qui repose sur une consommation excessive en ressources naturelles d’une petite partie de l’humanité. C’est la loi du marché, qui vend au plus offrant, sans se soucier, de la faim qui tenaille les plus pauvres, et du déclin de la biodiversité et des écosystèmes, sur lesquels, en réalité, tout repose, nous compris.
    Ce système n’est pas viable dans un monde fini. Au bord de l’effondrement, quelques consciences tentent de reprendre les rennes.
    Dans un dernier sursaut, nous changeons de cap, vers un système durable et intelligent, qui gère les ressources naturelles sur le long terme et cela pour assurer la survie de tous et préserver la beauté du monde.
    Nous avons besoin d’un green deal, d’un plan Marshall, d’une économie mobilisée, de moyens financiers colossaux et d’une concertation politique internationale, pour y arriver…

  21. Aquablog dit :

    Bonjour,

    Il va falloir que les ONG s’entendent entre elles. Dans la liste des poissons de grands fonds vous indiquez le Hoki, poisson pêché au large des côtes néo-zélandaises ; ce poisson a le label international pêche durable MSC de l’organisation Marine Stewardship Council.

    Les grandes sociétés françaises de poissons panés utilisent ce hoki dans leur préparation en apposant le label MSC (Pêche durable).

    Comme l’indique Yann29, cette pêche des grands fonds est très encadrée et elle concerne en France très peu de bateaux appartenant à de pêcheries hauturières qui si elles sont interdites vont se rabattre sur la bande côtière avec le problème de coexistance avec les flottilles artisanales.

    Attaqué de front le chalutage et sans discernement ne résoudra rien et déplacera le problème sur un autre front…

    En cette période de négociation de la Politique Commune de la Pêche, il ne faudrait faire diversion, il vaudrait mieux mettre en place des campagnes pour la défense de la pêche artisanale côtière qui est sérieusement menacée. Par exemple : mettre en place une bande côtière de 20 milles gérée dans le cadre régional, comme c’est le cas de la coquille saint jacques, l’une des cinq pêcheries les plus importantes en France dont on ne parle jamais (hors quotas européens), et qui est une réussite en matière de gestion de la ressource.

    Il ne faudrait qu’avec la réforme de la PCP cette ressource tombe dans les mains des sociétés dans le cadre des Quotas Individuels Transférables (QIT) proposés par la commission.
    Voir cette article sur la coquille saint jacques
    http://aquaculture-aquablog.blogspot.com/2009/10/saint-jacques-les-coquillards-repartent.html

    La pêche est une activité très complexe avec des enjeux économiques énormes, un commerce international estimé 100 milliards de US $.

    A bientôt
    Philippe

  22. julien dit :

    bonsoir :) ,
    c’est super, je serais venu, mais c’est trop loin.. :( il serait important d’avoir une date en Bretagne, là bas, les bars (labrax) souffrent de la sur pêche durant les périodes de frais (on parle en 100aine de tonnes), surtout pour être vendu pour faire du granulé pour les poulet, (à environs 3€ le kilo). Et les ligneurs n’auront bientôt plus de travail si cela continus, alors que leur cause est a plaindre.

    Aux état unis, les pécheurs de stripped bass, sont devenu à 98% guide de pêche depuis que cette espèce est classée game-fish et ils affirment tous gagner beaucoup mieux leurs vie…

    ça va bouger ;)

    bye
    julien

  23. martine dit :

    Alors, c’est le bateau Greenpeace devant Collioure / Port Vendres ???

    Nous prenons le cafe chaque midi a port vendres … je comprends le probleme du cote des poissons mais je me demande ce qu’on a prevu pour les pecheurs et tous ces bateaux ?

    A mon avis, faut mieux se concentrer a forcer le gouvernement a faire le neccessaire pour les gens impliques et quand ce probleme est regle on va au probleme des poissons ! Excusez-moi, j’aime beaucoup les animaux mais l’homme vient quand meme en priorite !

  24. dany dit :

    j’habite boulogne-sur-mer, nous avons la chance d’avoir une peche cotiere raisonnée,sur le port, se vendent les poisoons et crustaces issus de nos cotes savoureux et ultra-frais et je ne supporte pas de voir la majeure partie de la population aller acheter en grande surface,du poisson souvent péché a des milliers de kms et en plus c’est souvent de ma merde!j’ai signé à nausicaa la charte pour la protection des océans, cela serai bien que vous veniez à boulogne, afin de leur faire comprendre la chance que nous avons de pouvoir vivre au bord ce cette richesse que nous devons protéger. AMITIES

  25. Hard Coree Dildo dit :

    hm… good text ))

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