Réunie à Récife au Brésil, la commission internationale chargée de gérer la pêche au thon rouge dans l’Atlantique et en Méditerranée (l’Iccat) a une fois de plus échoué à sauver le thon rouge d’une disparition programmée. La réunion s’est clôturée le 15 novembre sur une recommandation qui ne permettra pas le rétablissement du thon rouge. Comme d’habitude, l’ICCAT a été incapable d’agir et de dépasser les intérêts à court-terme de l’industrie.
En dépit de l’affirmation répétée de la nécessité d’adopter un plan de gestion pour le thon rouge qui permette la restauration du stock, les membres de l’Iccat ont adopté un quota total de 13 500 tonnes pour la saison de pêche 2010. Ce seuil est trop élevé. Seul un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge aurait permis de donner à cette espèce une chance de survie.

L’Iccat ayant échoué à adopter un plan de gestion qui permette de sauver le thon rouge, l’interdiction du commerce international du thon rouge s’impose donc. Elle passe par un classement en annexe I de la Cites (la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). L’inscription du thon rouge à l’annexe I de cette convention est le seul moyen d’éviter l’extinction du thon rouge. Elle doit se faire lors de la prochaine réunion de la Cites, en mars 2010, au Qatar.
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Le 9 novembre s’ouvre à Recife, au Brésil, la réunion plénière annuelle de l’ICCAT. L’ICCAT est la Commission internationale chargée de gérer la pêcherie du thon rouge. L’enjeu est double : premièrement, fermer la pêche au thon rouge le temps de mettre en place une gestion durable de cette pêcherie ; deuxièmement, soutenir le classement du thon rouge à l’annexe I de la CITES pour en interdire le commerce international. Il faut impérativement activer ces deux leviers si l’on veut sauver cette espèce pour les générations futures et l’ensemble de l’écosystème marin.

Mais alors que les discussions viennent tout juste de commencer, il semble que de nombreux participants soient dans une disposition tout autre. Elle pourrait se résumer encore une fois à la recherche du plus petit dénominateur commun : un nouveau niveau de capture situé autour de 15 000 tonnes pour l’Atlantique Est et la Méditerranée. Or, ce chiffre correspond au prélèvement maximum issu des différents scénarios du comité scientifique de l’ICCAT ! Seule une fermeture complète de la pêche pourrait à terme fournir une chance au thon rouge de sortir des critères pour l’interdiction de son commerce international.
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Pour marquer la fin de la tournée européenne ” SOS Grands Fonds Marins ” dénonçant la pêche de grands fonds, Greenpeace a organisé samedi 31 octobre une journée nationale d’étiquetage dans quatre enseignes de la grande distribution : Intermarché, Casino, Système-U et Leclerc. Toutes refusent le dialogue ou ne semblent pas vouloir prendre de mesures rapides.

Dans seize villes et une trentaine de supermarchés au total, les militants ont étiqueté les produits sur les étals, informé les clients et sensibilisé les directeurs en leur remettant des lettres reprenant les demandes de Greenpeace de retrait de ces espèces de la vente. La plupart se sont montrés très favorables à ces demandes, mais ont mis en avant l’absence de consignes venant de leurs groupes.
Les militants de Greenpeace ont également déposé des autocollants sur les huit poissons issus des pêches de grands fonds : empereur, sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche, flétan du Groenland, sébastes, hoki et requin siki (vendu sous le nom de saumonette).
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Le 15 octobre, les Etats-Unis se sont prononcés pour l’interdiction du commerce international du thon rouge. Concrètement, cela signifie qu’ils soutiennent la proposition de la principauté de Monaco de classer cette espèce à l’annexe I de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction. L’administration américaine prend ainsi l’initiative sur le sujet, alors que la France a récemment fait volte-face sur le dossier.

En juillet, Nicolas Sarkozy s’était dit favorable à cette interdiction du commerce du thon rouge. Mais le mois dernier, la France a fait marche arrière et sabordé la dynamique européenne en faveur du classement du thon rouge à la CITES. Sans un soutien des Etats-membres de l’Union Européenne, la perspective d’une interdiction du commerce international du thon rouge s’éloignait. Aujourd’hui, fort heureusement, les Etats-Unis relancent la dynamique.
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Très répandu, le chalutage de grand fond est l’une des formes de pêches les plus destructrices en haute mer : en un seul passage, un chalut peut vider une zone entière de toute forme de vie. En 2006, les Nations Unies ont demandé aux états d’agir contre ce massacre, mais rien n’a été fait. Il n’est pas trop tard !
Du mercredi 30 septembre au mardi 13 octobre, la tournée européenne de sensibilisation et de pression de Greenpeace sur la grande distribution et les politiques fera escale en France dans 7 grandes villes avant de gagner l’Espagne et le Portugal.
Avec votre aide, cette tournée permettra de mettre fin à la passivité du gouvernement et à la complicité des grandes enseignes de distribution vis-à-vis des industriels de la pêche. Dans chaque ville, nous engagerons le dialogue avec des directeurs de supermarchés et leur demanderons d’arrêter la vente des poissons de grands fonds, et d’obtenir des engagements de leurs groupes.
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L’Union Européenne a renoncé mardi 22 septembre à interdire toute commercialisation du thon rouge. Cette interdiction est pourtant la seule solution pour mettre un terme à la surexploitation dramatique du thon rouge. Le 16 juillet dernier, Nicolas Sarkozy s’était d’ailleurs prononcé en faveur d’une telle mesure. Mais hier, à Bruxelles, la France a renié ses engagements et fait échouer le processus.
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Paris, le 8 septembre 2009. Greenpeace salue la décision de la Commission européenne de soutenir le classement du thon rouge à l’annexe I de la CITES en vue de l’interdiction de son commerce international, mais dénonce le choix de la France de soutenir le classement à l’annexe II, beaucoup moins restrictive.
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Depuis dimanche, les activistes de Greenpeace naviguent dans eaux suédoises pour disposer des blocs de granit dans la baie de Kattergat. Au total, 180 blocs vont ainsi être immergés en une semaine afin de construire un rempart « naturel » contre les filets de pêche des chaluts. Chaque bloc de granit, qui pèse environ trois tonnes, a été conçu dans la même pierre que l’on trouve dans les fonds marins de cette zone. L’opération vise à préserver les aires marines protégées (AMP) de Fladen et Middlegrund (entre la Mer du Nord et la Mer Baltique) des ravages causés par le chalutage de fond, une des pratiques de pêche les plus destructrices. Lire la suite »

Détroit de Bonifacio, Corse, le 3 août 2009 – Tôt ce matin, le Rainbow Warrior a quitté Porto-Vecchio pour se rendre au large des îles Lavezzi, à l’entrée du détroit de Bonifacio, point de convergence pour le départ de la flottille organisée par Greenpeace. Malheureusement, les mauvaises conditions météorologiques ont empêché la soixantaine de bateaux prévus à se joindre à la flottille. Néanmoins, le Rainbow Warrior, le Columbus – voilier de l’association WWF – ainsi que deux navires de pêches poursuivent leur traversée symbolique dans le détroit pour la défense et la protection des Bouches de Bonifacio.
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Greenpeace salue l’annonce récente de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la France et du Royaume-Uni de se joindre à la principauté de Monaco et de soutenir l’inscription de l’emblématique thon rouge à la Convention pour le commerce international des espèces menacées (CITES) et appelle tous les états membres de cette convention à agir politiquement afin de sauver le thon rouge de l’extinction commerciale.
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