Petit Navire : prises accessoires, retour à l'envoyeur !

Depuis près d’un mois, nous demandons à Petit Navire de ne plus s’approvisionner en thon pêché avec des dispositifs de concentration des poissons (DCP). Cette méthode non sélective génère des rejets d’espèces capturées mais non visées, en partie des espèces menacées, qui sont ensuite rejetées à la mer mortes ou mourantes. La pêche avec des DCP engendre également la prise de thons juvéniles, albacores et obèses, qui n’ont pas eu le temps de se reproduire pour contribuer au renouvellement du stock.

Depuis 8h ce matin, nous sommes devant le siège de Petit Navire pour dénoncer ces pratiques.

Pêche au thon : du film d'animation à la réalité

Il y a deux semaines, nous lancions un film d’animation pour expliquer de manière métaphorique les problèmes que suscite l’usage des dispositifs de concentration de poissons lors de la pêche au thon. Les thons étaient remplacés par des humains et les thoniers senneurs par des vaisseaux aliens. Aujourd’hui, c’est la réalité de ce qui se passe en mer que nous vous dévoilons.

Il était un Petit Navire...

Ce samedi 18 octobre, environ 200 militants de Greenpeace se sont mobilisés dans 21 villes de France, dans des supermarchés et hypermarchés, afin de dévoiler aux consommateurs la face cachée de leurs boîtes de thon, et notamment celles de Petit Navire.

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Que cache votre boîte de thon ?

Greenpeace a interrogé les dix premières marques de thon en boîte sur leur chaîne d’approvisionnement afin d’en évaluer la durabilité. Ces marques représentent plus de 75% des parts de marché du secteur.

Un questionnaire détaillé leur a été envoyé. Il portait sur différents critères, notamment les espèces de thons pêchées, les techniques de pêche utilisées, les mesures prises pour éviter le recours à la pêche illégale, des critères sociaux…

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Les militants de Greenpeace rendent visite à Petit Navire et Saupiquet

En arrivant au bureau lundi et mardi matin, les salariés de Petit Navire et Saupiquet ne s’attendaient certainement pas à un tel accueil. Les militants de Greenpeace, accompagnés d’un thon albacore, les attendaient.

Paroles, paroles, paroles…

Ces deux grandes marques françaises de thon en boîte se positionnent comme étant respectueuses des océans et de ses ressources. Saupiquet affirme ainsi, sur son site internet, se battre “pour une pêche au thon durable sur le long terme, une utilisation durable des ressources de thons existant actuellement, la réduction de la pêche accidentelle (bycatch), et pour la préservation des ressources marines et la sauvegarde de l’écosystème marin”. Quant à Petit Navire, elle appartient au groupe MW Brand dont la première des 5 règles d’or est l’approvisionnement durable.

Après le thon rouge, au tour des thons des tropiques d'être menacés par la surpêche ?

Comme chaque année, les thoniers de Méditerranée ont pris le large pour un mois de pêche au thon rouge fin mai, un rendez-vous qui a suscité l’intérêt des médias. Lire l’article de France TV Pêche: le retour du thon rouge en Méditerranée … Si, après des années de campagne active de plusieurs organisations de défense de l’environnement, le dossier du thon rouge est aujourd’hui connu du public, au même moment, à Colombo, se joue un autre dossier, celui du thon des tropiques.