Voyage en eaux troubles : l'exploration pétrolière, un risque pour les communautés locales.

Alors que l’Esperanza continuait sa route au large de l’embouchure du fleuve Amazone, nous avons continué notre expédition à terre, à la rencontre des communautés locales, au nord de l’Amazonie.

Notre étape dans la ville d’Oiapoque, à la frontière guyanaise, a été l’occasion de rencontrer différents acteurs locaux et de nous entretenir avec eux. Les échanges ont été riches et nous ont permis d’avoir le regard de différentes communautés sur les projets de l’industrie pétrolière dans la région. Car les projets d’exploration de Total et BP au large de l’Amazonie ne menacent pas seulement le récif de l’Amazone, mais aussi la biodiversité à terre et les populations qui en dépendent. Des fuites ou une marée noire auraient des conséquences désastreuses.

Voyage en eaux troubles : les projets de Total et BP menacent aussi la mangrove amazonienne

Après une dizaine de jours passés à bord de l’Esperanza pour documenter le récif de l’Amazone, mes recherches se poursuivent à terre, en Amazonie, pour explorer la biodiversité de la région et aller à la rencontre des communautés locales et des dirigeants de peuples autochtones. Première étape : le parc du Cabo Orange.

Le récif de l'Amazone : un trésor à peine découvert et déjà menacé

Un tout nouveau trésor de la nature a été récemment découvert au large des côtes nord du Brésil, là où l’Amazone se jette dans l’océan Atlantique. Il y a encore un an, personne ne pensait possible l’existence d’un récif corallien dans cette région. Les eaux troubles en raison des sédiments et de la boue charriés par le fleuve ne permettaient pas soupçonner l’existence d’un récif à cet endroit, la lumière du jour atteignant difficilement les profondeurs. Pourtant, c’est ici que le récif prospère… et il est immense ! Environ 9 500 kilomètres carrés de formations, notamment d’éponges géantes (de plus de 2 mètres de long) et d’algues calcaires appelées rhodolithes.

Greenpeace dévoile le visage sombre de l'industrie de la pêche thaïlandaise

Un nouveau rapport de Greenpeace Asie du Sud-Est (EN) vient mettre en lumière les violations des droits humains perpétrées par des industriels de la pêche thaïlandais. Des travailleurs migrants, notamment cambodgiens et birmans, ont été victimes de travail forcé sur les bateaux de pêche de ces industriels. Répressions et tromperies sont monnaie courante dans cette industrie.

Préservation de la biodiversité : les États doivent accélérer la cadence

La 13e Conférence des parties à la Convention pour la diversité biologique (CDB) s’est ouverte dimanche 4 décembre à Cancún (Mexique) et durera jusqu’au 17 décembre. Cette Convention adoptée en 1992 lors du sommet de la terre à Rio porte un triple objectif : la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses éléments, un partage juste et équitable des ressources.

Petit Navire ne peut plus se cacher derrière le label MSC

Un rapport du WWF paru hier sur le blog de Brendan May, ancien directeur du MSC (Marine Stewardship Council), remet en cause la fiabilité du label MSC. Perte de crédibilité, conflit d’intérêts, abaissement des standards, tromperie du consommateur : tout y est.

Alors que Petit Navire ne cesse de mettre en avant la durabilité de ses produits basée sur la démarche de certification MSC (que nous trouvons insuffisante), ce rapport, qui intervient après cinq ans de travail sur la certification thonière, entérine le fait que le thon tropical de l’océan Indien est loin de pouvoir être certifié.

Victoire ! La plus vaste réserve marine du monde est créée au large de l'Antarctique

Nous apprenons aujourd’hui que le plus grand sanctuaire marin du monde va être créé dans la mer de Ross, en Antarctique. C’est une belle victoire pour toutes les personnes qui nous ont soutenus pendant ces années de campagne. Les baleines, les manchots et la magnifique biodiversité de cette zone vont enfin connaître un peu de répit.

La CBI rejette la proposition de création d'un sanctuaire baleinier

La 66è Commission baleinière internationale (CBI) s’est ouverte hier en Slovénie. À cette occasion, ses 88 pays membres sont réunis pour discuter de l’avenir des cétacés et mettre en place des solutions permettant de les protéger. Il n’aura pas fallu attendre plus tard que le deuxième jour pour connaître notre première déception, et pas des moindres, puisque la CBI vient de rejeter la proposition de création d’un sanctuaire baleinier dans l’Atlantique sud