DCP artificiels : le piège à thons

L’utilisation de dispositifs de concentration de poissons pour la pêche au thon tropical génère énormément de prises accessoires. Deux à quatre fois plus que la même pêche sans DCP. Mais ce n’est pas là le seul problème causé par cette technique. L’utilisation des DCP entraine également des captures beaucoup trop importantes de thons juvéniles, qui n’ont pas eu le temps de se reproduire, et ainsi, de participer au renouvellement des stocks.
L’albacore et le thon obèse sont particulièrement concernés. Les thons juvéniles de ces espèces, qui recherchent des congénères de même taille plutôt que de la même espèce, se retrouvent sous les DCP avec des thons listao adultes, qui sont généralement petits pour des thons adultes. Conséquence : quand la senne est déployée sur ces bancs où se mélangent thons adultes et thons juvéniles, les thons juvéniles sont capturés en masse, ce qui est une menace supplémentaire pour ces populations déjà fragilisées.

La pêche thonière tropicale parmi les pilleurs des océans

Nouveau volet sur le terrain de la surpêche : Greenpeace publie aujourd’hui une liste de 20 bateaux, les monster boats (“monstres des mers”), représentatifs des navires les plus destructeurs, naviguant sous pavillon européen ou appartenant à des armateurs européens.
Cette liste pointe du doigt quelques-uns des plus éminents représentants de la surpêche dans le monde, et de la destruction de la vie marine.

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Petit Navire – 30 heures d'action : nous avons encore besoin de vous !

Durant plus de 30 heures, nous avons occupé le parvis du siège de Petit Navire. Nos activistes sont restés toute la nuit sur place pour dénoncer les techniques de pêche utilisées par Petit Navire pour se fournir en thon.

Jusqu’ici, aucun membre de Petit Navire ne s’est entretenu avec nous. Aucun membre de Petit Navire n’a répondu à nos appels. Visiblement, la marque n’assume pas et refuse de nous rencontrer.
Pas très vaillant, Petit Navire !

Petit Navire : prises accessoires, retour à l'envoyeur !

Depuis près d’un mois, nous demandons à Petit Navire de ne plus s’approvisionner en thon pêché avec des dispositifs de concentration des poissons (DCP). Cette méthode non sélective génère des rejets d’espèces capturées mais non visées, en partie des espèces menacées, qui sont ensuite rejetées à la mer mortes ou mourantes. La pêche avec des DCP engendre également la prise de thons juvéniles, albacores et obèses, qui n’ont pas eu le temps de se reproduire pour contribuer au renouvellement du stock.

Depuis 8h ce matin, nous sommes devant le siège de Petit Navire pour dénoncer ces pratiques.

Pêche au thon : du film d'animation à la réalité

Il y a deux semaines, nous lancions un film d’animation pour expliquer de manière métaphorique les problèmes que suscite l’usage des dispositifs de concentration de poissons lors de la pêche au thon. Les thons étaient remplacés par des humains et les thoniers senneurs par des vaisseaux aliens. Aujourd’hui, c’est la réalité de ce qui se passe en mer que nous vous dévoilons.

Il était un Petit Navire...

Ce samedi 18 octobre, environ 200 militants de Greenpeace se sont mobilisés dans 21 villes de France, dans des supermarchés et hypermarchés, afin de dévoiler aux consommateurs la face cachée de leurs boîtes de thon, et notamment celles de Petit Navire.

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Que cache votre boîte de thon ?

Greenpeace a interrogé les dix premières marques de thon en boîte sur leur chaîne d’approvisionnement afin d’en évaluer la durabilité. Ces marques représentent plus de 75% des parts de marché du secteur.

Un questionnaire détaillé leur a été envoyé. Il portait sur différents critères, notamment les espèces de thons pêchées, les techniques de pêche utilisées, les mesures prises pour éviter le recours à la pêche illégale, des critères sociaux…

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Les militants de Greenpeace rendent visite à Petit Navire et Saupiquet

En arrivant au bureau lundi et mardi matin, les salariés de Petit Navire et Saupiquet ne s’attendaient certainement pas à un tel accueil. Les militants de Greenpeace, accompagnés d’un thon albacore, les attendaient.

Paroles, paroles, paroles…

Ces deux grandes marques françaises de thon en boîte se positionnent comme étant respectueuses des océans et de ses ressources. Saupiquet affirme ainsi, sur son site internet, se battre “pour une pêche au thon durable sur le long terme, une utilisation durable des ressources de thons existant actuellement, la réduction de la pêche accidentelle (bycatch), et pour la préservation des ressources marines et la sauvegarde de l’écosystème marin”. Quant à Petit Navire, elle appartient au groupe MW Brand dont la première des 5 règles d’or est l’approvisionnement durable.